poematique expiraTOIre
je compte mes veinules
les bavures du sommeil
Dieu scie des ronds dans l'air
au cordeau des pieds qui marchent
la plate-bande du jour étale son sable fraise
et ses yeux de semoule
il pleut un demain
que mangent les moineaux
l'eau picore cette saison de graines
et tu secoues mon rêve par la grande fenêtre
j'allonge une main à dessouder la lune
son ampoule de cyanure pour me mettre en boule
la nuit a les yeux lourds
le ventre profond et une âme de danseuse
j'appuie le désir à la cible des archers
tu as courbé la Terre pour mieux viser le vol
trajectoire plein centre
mais je ne vivrai plus quand tu seras comète