poematique expiraTOIre
Attendre
poser ses heures sur le fil électrique
un message peut-être nous secouera les ailes
parfois sentir au travers du champ des ondes l’onde- pensées.
suivre une trace à la paume, le cheveu noir d’un ange échevelé
Attendre
aiguiser un orage à la meule
une flèche à bielle frotte son silex sur un peu de silence
parfois sentir son cœur de paille se peler à la vitesse des brûlures
arracher un à un les pétales de cendres du livre consumé
Attendre
pêcher l’horizon à la lampe
lancer son astre à la canne, mouliner l’aube et son banc de lumières
parfois sentir qu’il y a tout dans la moire des écailles, le chant et la sirène
s’asseoir parmi les pierres et attendre la mer