poematique expiraTOIre
je tire le papier et ça commence. rapides cloques partout. le doigt balaie les bulles de l'adhésif. faire un rendu plane sans capuches d'air. mais le geyser de plastique pousse à grand renfort d'ampoules. il veut crever l'abcès il veut lui aussi sa géographie sur l'azur. mais je chasse, je presse, je tire. ces épousailles de colle, irrespirables, comme l'envers et l'endroit d'un étang. j'ouvre je reprends je suis têtue. ce sera plat, plat et si lisse qu'il sera impossible de ne jamais rien savoir de ce qui se cache sous mon épiderme en armure de toc. emballée dans mon sarcophage de cellophane autocollante