poematique expiraTOIre
Encore une nuit éclose dans l’œuf du poème
sa voix translucide se pose comme un crépuscule
je gobe sa transparence mauve mains pleines
le vole à d’autre plus vraie que moi
le subtilise et le glisse sur ma peau en chemise
il voûte le ciel
il n’y a plus d’oiseau que les prunelles chaudes de ce noir silence
entre mes seins des rémiges me perforent
à étouffer l’envol
ce songe de phénix sur ma ligne de main
ici je meurs
et loin c’est l’aube