poematique expiraTOIre
c'est un mal de jonquille
comme une arête d'os
une fibule
une esquille
pour me brosser le dos
le jaune de l'ivoire
ou le jus d'un pressoir
la flèche toute pelée
d'un ancien noisetier
je poste des mésanges
des viandes d'oiseaux de mai
et ça fait de l'étrange
sur mon petit boulier
ce sont des tripes nues
des verbes secouées
les arbres d'une rue
qu'on vient de balayer
je revois ta parure
de mal appareillé
tu tendais vers l'azur
un arc pour jouer
on dit dans la nature
le corps est déployé
mais je suis immature
comme un printemps pas fait
extrait de" ce diable d'entre-feuilles" recueil sans ed.