poematique expiraTOIre
tournis d'aiguilles. la lumière pique. gyrophare des saleuses. on déblaie le blanc. fraiser un chemin dans les millimètres de flocons qui rendent le sol velu. le ballet des machines pour quelques tranchées bien noires , les aortes du travail qui ne sauraient supporter le moindre caillot de circulation. je songe à la douceur des éveils en été. le balbutiement de la lumière dans le creux du lit...à cette tiédeur de cerises, à un oiseau.
je prends ma relève de jour, mon tour de veille. debout fringuée des hérissons des chasse-neige. bientôt mon tour de tourner glaçon.