poematique expiraTOIre
silhouette, profil dense. épaisseur largeur rondeur. ma trace creuse dans le verre un espace noir, comme un trou enlevé au pochoir. mon extraction est celle d'une ombre, celle qui vient du devant de la lumière.
j'essaye d'esquiver cet appel d'air, ce volume cette masse qui attire et avale.
mon regard, par bribes et morceaux va s'y perdre, s'y défaire et me recracher, douloureux reflets. je vois l'immense qui me sépare de moi, ce qu'il y a dedans et ce qu'il y a dehors. dedans, un sans relief parfait, dehors le décor. ce qui est plein, ce qui est vide, comme si l'enveloppe nette épousait mon absence bord à bord.
visage corps membres, dans l'étang spéculaire. découpe arrachée dans un pot de couleurs. et la silhouette que je hante...