poematique expiraTOIre
défilé des images. le rêve revient. il tourne en rond, sarabande des sens. le matin est gris. il fabrique ses liqueurs clandestines avec l'ivresse dans les fioles, comme une vapeur de l'en-deçà et qui viendrait mourir en gouttes sur ma langue. j'aimerais le dire, prononcer l'exacte texture du songe, le pongé de cet alcool. mais rien ne saurait le faire. et même si j'en avais le pouvoir ou si tu pouvais y entrer, chez toi, passeur de l'amour, ça resterait hors de nous. je reprends entre mes pupilles ces mélanges de couleurs, ces bleus nappés de noir, ces eaux et ces gens comme des collages retravaillés sans doute, puzzles d'âmes. je fonce là-dedans, je cherche. rien ne saura, rien ne peut. et quand j'ai fini de sasser les images, de répéter l'histoire, me restent simplement ces mots: nostalgie indécente