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poematique expiraTOIre

journal 96

selon  la lâcheté du noir, dompter le déséquilibre, remettre la balance à niveau d'horizon. tenter de ramener le calme dans les particules. c'est le pour et le contre et moi au milieu, toujours à la jointure du pesant du jour. je tâte les surplus, les doses capitonnées de l'angoisse.  les terreurs nocturnes sont dans leurs années de vaches grasses. -on compte ici les années par lots de songes-. les paires isolées sans couleurs, sans images, sont ignorées de l'inventaire et forment les piliers de l'oubli. ma maison prend ainsi des formes de péristyle avec des mosaïques bleues et des murs lépreux à l'entour. avec des colonnades où je pivote et tape comme dans un flipper grandeur nature.

dans mon lit, j'ouvre les yeux. les premiers mots qui me viennent sont "agencer les bulles" puis "dresser les fauves de la transparence" mais le rêve lui est parti. il y a au fond de moi un reste de maudit, l'échec à nouveau du noir.

sensation de riper encore sur de vieilles douleurs. je fixe la nuit emplie de la poussière. j'écarquille les yeux le plus loin possible. je vois maintenant comme une ombre claire, chinée de soleil. je m'accroche à la comète. faut s'aimer un peu, dit le feu.

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