poematique expiraTOIre
la nuit des tisanes limailles râpe l'insomnie par brassées de moulin
rouet d'eaux cuites dans les veines bleues
le sang ne fait qu'un tour
la nuit son oreiller d'ouates noires et mes cheveux dedans
sa manière légère alors de marcher sur le ciel
ou même avec
puisque tout se confond et que je perds même l'ombre
la nuit où il se peut que l'on meure de savoir trop bien fermer les yeux
verrous du coeur