poematique expiraTOIre
tendre les muscles
étirer lentement la peau un grain après l'autre
caler son infortune dans le corpus moelleux
tirer la couverture effleurer- tirer remettre
réajuster son désir de brèves secousses
allonger le cou dans l'imposte et passer du côté céleste de la voûte
entendre ce craquement d'os accordé
mettre ses mains dans l'accueil
bien serrées sur les bretelles de l'âme
s'immobiliser
raide souplesse
et maintenant laisser chaque particule se détacher
dissolution dans l'eau noire
nuit effervescente
perdre texture perdre corps
joindre enfin une vie dans laquelle j'ai place
ce vide espace où mes molécules ne se distingueraient d'aucune autre vive.