poematique expiraTOIre
Je voudrais suivre la sente de ma pensée. Me le permettre tous azimuts.
l’éclosion en bulles du papier. déballage plastique.
Cela ferait le bruit, juste le bruit qu’il faut pour bien me dire. Un vrai travail de proximité.
Je me suis tant déversée que cela me donne l’envie de raturer les idées, de ne garder que les ponctuations ou les verbes ou les adjectifs…
Après tout, qu’y a-t-il de plus beau qu’un adjectif? Et de plus inutile et de plus explicite. Je
me sens dispersée, avec quelques restes vagues, l’émérite territoire des dunes, la vertu des cloîtres ou le bégaiement du fou.
Mon cerveau joue à la zappette. Il tague au bouchon.
Il ne pêche que d’étranges poissons, des fraîcheurs de bouteille, du goujon philosophale.
Je vais plus loin même: je me crois microcosme d’Aral.
J’avais de la flotte, du fleuve parfois. Maintenant, me restent des débris où se noient des incartades, des écailles et du sable de nacre.
aphasie de l’eau et tête en passoire.