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poematique expiraTOIre

griffures

labyrinthe

 

 

casser l'image. pas de douceur, pas de lavande, pas de laine. pas de peau non plus.

me refaire le portrait d'un point dans la gueule -point pas poing-. retendre l'image clou par clou au cadre.

non, je ne suis pas douce, pas même lavande, encore moins laine.  je porte l'écharpe d'épines des aubes furieuses, des dents à limer à la salive.

je bute dans le texte avec pour ennemi cette pensée toute faite, si peu remise en question, construite de motivations généreuses mais qui  ne sont le plus souvent que prétextes à se montrer et se mettre en évidence. justifications assommantes, toujours remises au goût du jour, le beau costume de la révolte et du combat:  défendre les auteurs contre les maisons d'éditions à pensée unique par exemple.

du faux combat ai-je envie de dire, car le sujet même (l'écriture ici) de ce pourquoi on se bat est en réalité sans importance. seule la bataille est primordiale, elle qui montre vos biscotos au public, elle qui vous révèle alors que vous n'êtes rien moins que pareil au tout le monde et que vous ne sortez pas tant que ça du lot.

 

je ne crois pas que la littérature soit à la portée de tous. c'est un long apprivoisement et seule une "élite" (comme il y en a dans tous les métiers! ) restera que l'on fut publié ou non par les grands éditeurs ou les petites maisons. laisser entendre à chacun qu'il est un auteur publiable ne sert en rien la littérature ni ne sert d'ailleurs celui qui bafouillera encore longtemps son texte. les revues forment un tamis critique.

le temps décidera car le contenu ou la forme résistants, c'est ce qui existera encore demain. en ce qui concerne la Poésie, qu'elle soit bucolique ou underground noire, sachons modestement la laisser décider et écrivons. je crains hélas qu'elle n'ait  jamais eu besoin de nous pour être mais juste  pour surgir. chacun son outil, son instrument. et ses gammes assurément! y a-t-il position plus libre que de ne pas se préoccuper de ce devenir?

nous sommes des milliers qui ne verrons jamais nos mots  ni sur papier ni numérisés, non? et ceux qui ont la chance de paraître, auront-ils un autre sort que de disparaitre avec nous..? je ne le crois pas.

cela n'empêche nullement d'ailleurs de tenter sa chance et de la croire importante, ne serait-ce que pour notre propre vie.

 

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