promesse du lever être debout dressée sous le fouet de la lumière dressée à la respiration, à la bonne attitude...
le hasard a ouvert des pages et fixé mon doigt sur des lignes, des rides lointaines une onde inébranlable qui prolonge le bras jusqu'au bout de l'autre bout du monde j'ai dû entendre un hoquet peut-être ou une âme déchiquetée de solitude très au fond d'elle-même ou encore de moi
je ne saurais pister les spirales de son cri pourquoi me cherchait-il, lui aussi on dit hasard mais peut-être appel est-ce raisonnable.
je prends peine à ses coulures noires ses dépôts l'encre d'un intime insoupçonné loin si loin de la parole et si parfaitement expressif
je comprends le langage de l'encre ce parler d'éclats et de crachats noirs, qui ensemmencent la feuille sans calligraphie l'encre bestiale et fauve rapide, fusée du dire qui s'éprend de parler dans le plus strict silence de la blancheur
je devrais moi aussi parler le jus, je parle le mot je parle le rythme du mot, espérant qu'entre ceux-ci et dans leur trame dramée on lise là aussi une modulation de cri un hurlement, une familiarité je n'accède souvent qu'à une musique une mélodie dont les éclipses de silences ne font pas sur l'air de quoi vibrer et trembler