poematique expiraTOIre
brouillard. la bave de la grenouille météo ne m'atteint pas. je suis à la faveur des tisanes, les mains autour de ces transparences qui auraient presque un goût opaque et miel. je me chauffe au feu de l'eau.- parfois j'ai l'ivresse vergogneuse et me mets en rade avec une simple verveine.- je fais alors mon âge, mes fragilités d'estomac. sur la table un dahlia en collerette de feuilles mortes me fait la cour, héritage Velasquez, nymphe hirsute couleur mandarine. je serre mon gilet. je me bande à la laine mohair. ce froid passera comme toujours. dans le silence du bureau, le flux de la bécane, les ondes IBM. les flots emportent ma pensée, ici encore et déjà ailleurs, les deux à la fois. l'ubiquité exemplaire.
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