poematique expiraTOIre
journée décharge les épaules pleines
nue, tondue par un grand courant d'air
et la ligature d'un peu de sel sur le cou
en écharpe de froid
si dévêtue
dehors
l'intérieur est un printemps serré qui ne déplie plus
le chemin s'est perdu
l'humble sentier sur lequel je venais
comme un fil sur un parcours de planètes
le voilà donc le bord du monde
le voilà comme un saut à jeter par- dessus la jambe
un sursis de sol avant de crier air!air!
et ce pas que j'hésite tant à faire
quand je voudrais qu'on me retienne
mais le dos est demeure de silence
tout fragile
un doigt émiette les poussières de nervures
poser le sac à terre le planter peut-être pour un arbre de mains
et lancer enfin son âme vers un peu de lumière