poematique expiraTOIre
cette rue qui tangue et course le plaisir
de terrasses
en petits culs vissés aux abords des vieux arbres
la jambe et le cou en collier de soupirs
cette rue que tu montes
étalon de bitume
ou bien qui te descend
te flingue d’envie à reculons
ton âge dans la poche entre deux doigts croisés
cette rue qui est tienne
que je ne serai pas
l’allée des grandes pousses où je me suis plantée
au-dessus de ta tête
dans un fanal de ciel
horizon vertical et piton de nuées