poematique expiraTOIre
je ne me laisserai pas enfermer avec de la chaîne de fers de la chaîne maillée et ce cadenas solide qui me voudrait soumise. je me débattrai car c'est le prix à mettre sur les ailes, sur l'essaim de guêpes et les venins de vivre. je ferai mes boursouflures, mes rougeurs en collier, mes ratures essentielles. je ne serai pas close mais telle que je devrais pour survivre au poème. qu'importe. il y a des forces premières des cargos sans amarre. je dois partir fuir laisser très vite la mer se refermer derrière et avancer dans les eaux des femmes qui jouissent. sur moi le poids d'un ciel de souliers, lourdes attaches qui ne goûtent l'envol. et mon corps est léger cambré jusqu'à la lune. l'immense puits du ciel me fend jusqu'à la tombe. perforée de lumières trouée poème. il y a des sources et la flaque essentielle d'une peau de femme.