poematique expiraTOIre
ce sont les 24 heures du manque. avec ses virages en épingles à cheveux, son système de débrayage et ses roues libres. je routine à mort. l'idée c'est quand même d'épuiser son carburant et de se fiche le tournis. je suis over saoule, les pieds sur les pédales, l'asphalte circonflexe ligné sur les pupilles. je pétarade à l'heure, des prouesses de volant des vire à gauche des vire à droite et des vlan dans le mur à chaque tribune d'arrivée. je bousille de la botte de paille, du spectateur s'il le faut -faut pas faire chier mémé quand elle pousse le moteur- je me déboussole les aiguilles, dans le rouge toujours dans le rouge. je maintiens le cap je coupe à coeur je remets la compresse.. je gaze je gaze à plein régime.. pour court circuiter l'immobile, l'ambiance à la colle de ce temps sans essence ni esprit. pole position pathétique