chaque nuit tu couches avec mon ombre et je sens qu'elle jouit de l'encre que tu lui donnes la marmaille du jour pour mes basques volatiles piailleurs éclosant dans la peur
chaque nuit tu la prends contre les murs contre le bord de l'horizon qui dort une poignée de ses cheveux entre tes doigts fusain tu grimpes tu montes tu croules nuit contre nuit
les canifs du jour pleuvent sur ma blancheur je demeure inquiète porteuse de marques tes traits de peau ce voile déchirure de journée