poematique expiraTOIre
tropique d'amour sur la pointe du jour
tes paupières se livrent et c'est moi qui vois
tous les feux de la fièvre
ces chenilles de sang cheminant
sur une peau fendue de ciel
jusqu'à ce temps de nuit quand tu crées le demain
jusqu'à ces bourrelets de souffle
s'appuyant sur mon coeur
presse intime à couler des poèmes
des racines profondes
emberlificotées de sève
au centre de l'humus
nous tiennent comme des nuages
sur un arbre de vie