poematique expiraTOIre
Ecrire, tâche instable, tâche dont je chercherais vraiment en vain à me débarrasser. je ne suis pas libre face à l'écriture. pas de doute. il importe sans cesse de travailler et je le fais d’ailleurs. Travailler le sentiment profond qui m'anime moi ou mon être aurais-je même envie de dire car c'est peut-être quelqu'un d'autre en moi qui écrit. Je travaille pour mes outils, pour les affûter et puis les mettre au service de quelque chose d’intensément incompréhensible. Comme je suis déroutée en fait de cet exercice tyrannique et bon, impérialiste et pourtant léger...? Je suis dans le double mouvement des choses. Je vais et je me retire je me retire et je vais! La solitude est une part essentielle mais ce n’est pas celle de ne pas exister. Je vis ma solitude, l’adopte si elle ne me réduit pas à la dissolution. Dans le cas contraire, la solitude anéantit en moi les forces nécessaires à écrire. Ca arrive parfois je dois dire.
Je me trompe rarement sur le travail de l’artiste. Mais je peux me tromper sur l’artiste lui-même, en bien , en mal. Et il me faut maintenant comprendre que ce n’est pas nécessaire de les associer, de la même manière que j'écris et que parfois ce n'est même plus moi qui tient la plume.
quand je saurai écrire bien, alors viendra, je pense, un temps où ce qui doit me traverser me traversera. alors si mes outils sont bons je serai un porte - paroles convenable. en attendant I walk away
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