poematique expiraTOIre
matin, je squatte ton auréole, le jaune qui glisse de ton oeil, à la paupière du marais. je suis ton sac de cailloux pour ricocher sur l'eau. le poids d'un sel qu'on aurait jeté dans le tendre des larmes. je vois avec des éraillures, du grain à moudre en sciure tout le long des iris. j'écarquille bien au-delà des yeux, mes bagues rétrécies, le trou cicatriciel de me voir encore.
matin, j'écale ton oeuf avec une mâchoire d'acier et des ellipses de dents, te voici décalotté, implant de cuillère à vif dans le vol des oiseaux. tu coules de la lumière comme un Icare martyr et toute ta cire et toutes plumes pour déglutir cette légère convulsion de liberté.