cheveux des pôles couvant les floraisons la saison s'annonce vive et cabrée entre des ergs blancs des jardins de buis
ma patience dénouée si nue sous l'axe du monde lâche à terre sa cargaison d'attentes
il faut sous ton pas que la route se fasse belle que se fardent les cailloux les tuiles tachées de ciel les prisons de graviers du voyage qui te pousse dans le dos je sens mon corps grandir il atteindra bientôt le toit et dans ce vent ce blizzard de silence l'espace pour ton seul son