poematique expiraTOIre
les poèmes ne cherchent rien à dire
ils n'appartiennent à personne
sortent comme des champignons sous la pluie
et vivent vifs
font leurs ronds de sorcière
dansent peut-être
impertinents
sans tenir aucun coeur en conte
les mots sont des oiseaux à l'affûtage du chant
les sons des couacs de rivière
le dernier pas qui tape
l'aile battue d'un canard
le poème n'est le capillaire de rien
en lui se faufilent le fleuve et le ru
sur lesquels ne vogue aucun bateau
poème objet de nature
flirtant parfois dans des cours humaines
grimpereau de fontaine
lierre de saison
pavé sous le voyage
la génération spontanée d'un souffle de hasard
de l'usage du vent et du jeu de boomerang
personne n'y gîte personne n'y palpite
est-ce ainsi