poematique expiraTOIre
quand vient cette heure de théière et de biscuits secs, de voisins coursant les dernières feuilles, j'envisage la dégustation des espaces, à la façon british bien sûr. dans un canapé mauve ou lavande, je suce mes osselets. l'avenir me redit son goût sucré, ses tempes grises et ce qu'il faut aller chercher du museau et qu'il garde dans son cou. je traverse les perspectives, sans allonger le pas. cela rend les filles bien trop athlétiques et lui n'a pas de chevillère. il s'en faudrait de peu qu'il imagine que l'univers se résume à ma petite cuillère et que le monde tourne dans du early grey. il en prend une pincée entre ses pinceaux, jette son "tout à l'eau". un moment, je regarde éclore les feuilles... la pelouse est encore bien verte ma foi mais ce léger tanin des choses culottées... oui, elle a servi de mousse à bien des écumes.