poematique expiraTOIre
devoir de nuit. je rentre comme le chat, du froid aux pattes, en remontant mes goulets, mes escapades par derrière. avec ces constats aigres de la lâcheté humaine, ces miasmes que laissent les fuyards, les ravageurs de parole, le grand large cousu dans le pli de leurs lèvres.
je rentre. investiture des aubes, les yeux fermés pour leur voiler ma tristesse et faire face. il faut bien souvent ainsi réduire l'univers à son point minuscule, faire semblance, oubli, imiter le silence en marouflant des gestes de paix sur sa peau.
qu'importe le feu à vomir, le séisme tragique de vivre. quelque part dorment tranquilles les censeurs à la petite cisaille, ces fabuleux, ô ironie, tenants des oracles et qui n'ont que leurs jeux de chaînes et de boulet pour terrain d'envol et pour liaison, seule la peur de l'autre.