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poematique expiraTOIre

sans jouir

 

 

on peut vivre encore -comme si je n'avais pas grandi vieilli ou bêtement marché- ces humiliations profondes d'autrefois où quand on offrait de l'amour, son amour, à quelqu'un on en devenait hautement risibles, moqués. une époque sans grâce sans poésie où aimer était  faiblesse et absurdité...

 

 

 

catapulte ou chiquenaude,  les mots font des Vésuves, on voit sa giclée, la verroterie essentielle prendre l'ascenseur.  gagner les étages. projectiles  sous un spot. je rêve de chutes d'artifices. de coulées de nuit sur ces aveuglements. disparaître  au coude du temps.

 

 

j'ai le souffle court.l'enclume sur le désir, haletante fatigue.  les ombres lourdes se sont assises sur mes épaules.

 

 

je tire chaque jour dans mon miroir, la tristesse se relève chaque fois, plus lisse plus glacée.

 

je suis de ces invertébrées âmes mollusques, primitive, obstinée à n'avoir pas le moyen de franchir les lames.

 

cette parfaite glissade vers l'inadéquat, le parc et l'asile et n' être même pas un poète de moins

 

 

suspendre aux patères ces exploits de vocabulaire...aimer est un psaume que les fantômes seuls savent par choeur

 

cueillette imbécile des coquillages. la marée la marée et ces quelques algues des forêts marines

 

me défaire de ton dos et faire ermite d'avenir

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cat 10/01/2012 19:19


une pensée, juste... chut !