poematique expiraTOIre
Mon cœur est un territoire vert où l’infini lance des cailloux
crops circles d’ondes solides
un fluide de glèbe soulève ma peau
tu viens de l’intérieur...
avec une marée épaisse
lourde
sous laquelle poussent des tumultes
...et déformes mes jardins
séismes
venus des hypnoses de la lune
une très longue vague
boueuse de cendres
effritant le magma masqué du pergélisol
craquement sans fin d’un totem qui prendrait sève
je me tais
ouvrir le corps est l'unique parole
un territoire vert et l’immense remous du monde