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poematique expiraTOIre

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poème

 

chat espère le jour qu'il puisse enfin dormir

et moi je m'en vais travailler, vacillante endormie et empoilée de chevelure

beau temps sur mon esprit, je lis qu'ailleurs on est droit et debout.

je crois comprendre mais sans savoir

le lit est dur

le temps ses traces rouges

partage de paroles, de quelques phrases

je vous porte volontiers dans ces heures grises.


attendre encore, posté au coeur des giratoires, l'effet mortel des balles traçantes

venues des passeurs d'elles, ou projectiles (ils)

et combien pour ce lecteur mesquin qui s'attarde qui préfère l'enveloppe au

contenu

nostalgie des gisants.


nuit qui vient par la bouche ouverte

encore et ce sera toujours cette avidité

on fait mon lit mais me ressemble-t-il

oui je le sais, femme file et coud

 

 

sous les doigts des fêtards parle, poésie d’éros

jouir dans un état second, jouir peut-être sans mérite, jouir d’avoir trouvé le mot

bavard quoique lucide, ce mot second

où je bataille alors que tant de gestes restent à faire

qui suis-je et vous qui êtes-vous que j'aimerais connaître hors toile

quatre poings sur la table, sur la ligne

comme si le désir était scellé, la raison établie et le chemin inéluctable choix

 

 

par là

parlez encore , chaque jour, et souvent

prenez la voix, j'entends

si bien dit, subtil et ironique, et moi mutilée par les jeux, sans pitié


si profond le ciel avec ses fosses

je dis bonjour au lit de l’alité

être gris, être noir : nuance bien mousseuse

nue encore inconnue.

dommage vos mots sont hameçons, âme et son

en rade la camée du texte.


j'aime voir l'eau épouser le verre

goutte à goutte, comme si le sable et le feu qui l'avaient fait naître embrassaient

la pluie

contre le pare brise de la voiture c'est bien la pluie

fragile cadeau avec l’essentiel des baisers, rire oiseleur de celle qui se penche

de sexe et de chemise.

à la volette, en poquets


mes manières sont celles du temps d’automne avec sa blessure secrète d’enfant

grisé

je passe par un minuscule trou : j'en connais la raison d’éclat, et poussière de tant de

ciel silence si profond

pour défroisser le jour au lever du soleil le passereau voyage. 

 

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