poematique expiraTOIre
saints sont ceux qui portent le chant, contre lequel la mort ne peut rien.
pathétique j'étais c'est le mot qui est venu au bout de la langue
un mot cartouche sur sa bandoulière en rafale on entend le chargeur se vider sans arrêt
pathétique avec mon gros sentiment mon coeur obèse
le doigt boudin sur les cordes vocales ça canardait vilain
les projectiles n'en reviennent toujours pas
ils sont partis pour cribler sans retour
pathétique la soif, la grappille la pépille
ce mot qui décompose le pouls en battements sonores
qui martelle ma honte et me fait des rougeurs
un petit sang blessé sur l'orgueil de dire