poematique expiraTOIre
frictions musicales. l'amour passe par le synthétiseur. voix pâle et blanche qui susurre. écouter le déroulement en clochettes d'un cliquetis de moineaux. le décor est planté. j'ai mon petit mal de dieu dans la poitrine, l'abri du rubis désastreux. il faut des bogues vives pour cultiver les pierres précieuses. dans un voyage d'autrefois la route avait des secousses mais maintenant la danse est plate comme des hirondelles sur les autoroutes électriques. je les vois poster leurs maladroits ergots sur ma portée et quand je dis hirondelles c'est pour leur frac d'apparat. il se pourrait bien que des corneilles suffisent. je frotte mes doigts ce matin dans les gants mélodiques de la Gainsbourg. je tape feutré sur le clavier, espérant que viennent à point ce jour et mon secret. il se trouve qu'elle a en ce moment même l'exacte capacité de mixer le son fog de sa musique et mon trench coat de spleens et conséquences.