poematique expiraTOIre
je suis montée sur la colonne d'encres, la vue y ressemble à des falots de lune fouettant le sol. j'ai tendu mon cou par-dessus comme un lac sous les pas des danseuses. tant de secrets lâchés dans la pluie tant de poussière. je sais, tu n'aimes rien tant que ces mystères et tes semelles. je polis doucement mes yeux de pierre. il importe d'aller jusqu'à leurs eaux précieuses, d'orpailler ce ciel aveugle. je tente de comprendre ou alors de te traverser. es-tu seulement un but pour un voyage, un abri un flot l'anse grise de mémoire. fissurer ton ombre et la nuit que tu tends tout autour. ratisser le vide pour quelque envie de vivre et pointer encore des doigts le mirador de ma tristesse.