poematique expiraTOIre
ainsi j'ai mon plantage d'anges, mon grand champ d'édredons
l'étendue séraphique des vols en éther
mes coups dans l'aile
mes espaliers de reins si nous montions en fruits
ma serre apprivoisée où chuintent les candeurs
des grelots papillons des poudres d'estompette
Dieu veille aux grains!
Dieu veille aux grains
tu te mets en racines
'j'ai des cheveux montés
des ailes célestines
ton église au milieu de mes seins
humus religieux de tous ces sacrements dejardin
faut que l'on saigne à la plume
qu'on blesse nos duvets
Icare
le baptistère brûlé d'un tas de cires
ces auréoles annulent nos planètes
à Terre que voilà
à Terre que voilà.