poematique expiraTOIre
que j'aime cette lune marquée de dents incrustées dans ton torse. si tu ouvres les bras la nuit n'a qu'à bien se taire. je crois que tu le sais depuis toujours, tu es du cycle rouge de l'eau femelle, de la souche noire et de la liberté. tu n'as pas peur de moi, ton versant de mystère. n'es-tu pas ma femme?
en faisant des enfants de licorne, j'ai connu moi aussi le jour, la crudité féroce des éperons. j'ai osé darder.
ai brûlé moi aussi et poussé les chevaux d'Attila. j'ai été mâle à mon tour. ne pas être mais vaincre, non pas célébrer mais faire. je mets chaque matin ton diadème d'aurore, ne suis-je pas ton homme?
Paule Salomon, une auteure lumineuse. La femme solaire