poematique expiraTOIre
dans un long miroir
puits des heures et du filet du temps
mon reflet d'ombre
ce dos de moi qui erre
pupilles brûlées dans une langue de bois
mon coeur se souvient de sa prison muette
ce supplice de bitume où mon être coule
la cage noire où j'enfle d'effroi et d'explosion
là où rien ne franchit jamais ni lèvres ni chant
mon coeur mais mon corps aussi
qui feutre de revivre parfois mon séjour chez la mort
et comme une inépuisable condamnation revenant sans cesse du monde des fantômes
le revoilà présentant sa facture