poematique expiraTOIre
je ne me souviens plus si tu dormais ou si déjà, tu faisais semblant d'être mort. comment veux-tu que cela ne soit pas un trouble essentiel, cette répétition à même le sol reconstitution d'un crime programmé, te trouver et te perdre juste dans la même coupe de bois? que tu étais dur que je me sentais friable, la porcelaine du coeur, recuite et blanche. était-ce à moi qu'on avait enlevé l'âme? j'aurais tant voulu alors n'être jamais venue ni ici ni jamais. que tu ne fus personne, bien avant déjà...pourquoi naître? l'Aucun Sens t'avait donc fauché et j'étais là pour ramasser tes restes. est-ce un travail, un chant, une prière...? comment veux-tu que je te nomme...
tu as dû inventer le feu, je suppose, quand tu étais troglodyte ou pithécanthrope et moi j'avais la mission de t'éteindre. j'aurais dû cueillir ce souffle mais non... tu l'as étouffé dans l'oeuf clos de ton coeur.