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poematique expiraTOIre

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l'instant précaire d'un oiseau

la nuit vous change la vue. il en faut des lucioles pour activer les rêves, bourdonner des intérieurs, des places rouges et des oranges astronomes.

toujours sous les paupières pauvres.

quelque chose de neuf comme un monde à découvert. tu tires volontiers dans l'état d'assoupissement des artifices à me péter le ventre et les matières

la nuit vous change la vie.  vous feriez bien d'y croire il y a des bouches à air et des pédoncules de couleurs.

sous les paupières pauvres 

restrictions  spéculaires. les coraux  de rivière s'ouvrent sans cesse jusqu'à l'absorption finale, leurs goûts buvards, leurs succions sous-marines

la nuit vous change la mer.

et puis la mort aussi

 et puis la mort aussi.

 


 

 

ma chambre rose et noire  moire et pause soir et aube. tant de mauves dures au cœur des bras et les infusions de menthe d'un été sous la pluie.

je lis que tu aimes et qu'ici il fait froid.

on écrase à plein tube des couleurs dans mon coin de chair. je suis à la trace le tatouage épanoui des coups qui s'étalent.

crois-moi je suis passée maître en sanguines et hématomes, tu vises juste et fort  je suis déjà clouée  en fenêtre sur mon mur, cadre compris, comme un deuil dans l'amas de lumière


 

c'est mon tour, mon tour de nouer la Terre à des lacets de souliers. cirage et encaustique. faire reluire l'envie et me dire en incantations incessantes que je pars et disparais. pile de jours sur la table, les mots rangés, les désirs sous étiquettes, par degrés de feu.  dépôts d'encre avec les clefs.  cœur clos d'une tirée de volets.

la bouche sentira la moisissure de fruits

et mon silence

et mon silence qui ne fera se pendre aucun cœur à des télépathies célestes. (qu'importe! - mot guérisseur- l'enduit neutre, la couche monochrome, le blanc frais des pertes de mémoire. qu'importe me sauve de tomber en folie et de tasser mon corps en creux dans l'angle de la rue. )

c'est mon tour, mon tour de me larguer et de laisser mourir, puisque l'endroit où je serai ne m'attend nulle part.


 

 

 

préparation de recueils poétiques   le précaire instant d'un oiseau  journal poétique  quelques extraits entre le journal et le texte construit sur le mode poème.

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