poematique expiraTOIre
sans bruit .sous chape le monde. mais ouvrir les oreilles les ramifier les envoyer comme des doigts cueillir.
un papier, le craquement d'un plastique sous la chaleur, le souffle de l'ordi, la langue du chat sur sa fourrure, un pas, une goutte qui tombe dans l'évier. tant de bris indéfinis petits et sautillants.
le pavillon s'emplit de silences grelots. dehors le profond du foehn hante les arbres, et reprises dans chaque bouleau, une rame de sons diffus, une histoire dont chaque voyelle serait si distendue qu'on ne saisit plus rien mais qu'on écoute encore et encore...
le silence trait le lait d'étoupe du matin. j'écoute le dessous de la vie, à revers. ça dort encore et j'ai la bouche collée cousue. lèvres mutiques suçant les poèmes du dedans