poematique expiraTOIre
dominante baroque, clavecin et viole de gambe. sons aux feutres et le matin qui en tire un suc doux, régulier métronome. je scande à l'ancienne le lever du moi.
les planchers grincent un peu, les hautes fenêtres allongent leurs draps de lumière sur les chênes croisés. un pas, un talon, le frou- frou d'une robe, le frottement d'un bas. on glisse de longues ogives blanches couchées au sol en cathédrales de soleil. le château intérieur danse la messe tranquille des jours assis.
je me laisse tomber à la renverse rêveuse, dans le suranné de la salle de Parquets. j'imagine des lessives de papiers suspendus et les mots poèmes interpellant le vent. des paroles pincées là qu'un souffle curieux viendrait dégrafer pour les disséminer dans le carrousel de la planète.
ma pelote de fil en mains je vais tendre le bruit d'un rouet dans la blancheur de mes champs magnétiques.