poematique expiraTOIre
ne peux écrire que des textes courts, beaucoup, trop, mais courts. pas le souffle, me sens comme un mal de poumons. et puis je ressasse, moteur qui tousse, comme il apprendrait à tourner rond avant de prendre une route. je rassemble des choses, j'accumule peut-être. je ne sais pas. je finirai par sortir de ce sillon mais je ne sais pas ni encore quand.
mosaïque de mots, d'images. vérification sans fin des outils. inventaire, étalage. vérification maniaque à nouveau. comme une préparation de sportif. il dira ou déclarera forfait je ne sais pas. ni encore quand. tourne alors détourne retourne.
j'aiguise des crayons, nettoie mes gommes. je prends, je reprends, je quitte, je viens et reviens et pars. mouvements, exercices sans doute. encore, avant un autre départ.
matière à pétrir longuement, à chauffer, à manipuler. me faire la main, balle de force, boule de détente, boule de force, balle de détente. serrer desserrer voir monter le biceps, un peu. pas assez encore pour ce que je pense devoir soulever. recommencer
je me jette dans le bref, une cisaille un trait simple pour le dire. je récupère les osselets les mêmes, je jette à nouveau. destin qui s'énonce. destin qui se tait.
triture, obture... y a des mots comme ça. besoin de les décomposer, disséquer, de les poster une fois vigies une fois fuyards. . et puis les remparts au ciment frais. taloches pour épaissir le mur.
j'y percerai peut-être des pays.
ma vie n'a aucun sens que d'écrire. et rien encore ne m'assure de vivre vraiment. je me prends pour un poète. costume ou vérité masque sans doute. l'être me faciliterait la vie, j'oserais le poème
reprendre refaire brèves commutations entre le ciel et la terre. passages sur le pont...nombreux, courts , trop....