poematique expiraTOIre
déjà ce temps où il faut traverser un peu de nuit pour aller au travail.
je longe mon corridor à tâtons jusqu'à la sortie. dehors, toujours la soupe à l'encre. contact! moteur! ça va tourner tout rond tout con.. cependant un signe soudain une irruption lumineuse... une guitare arabe, pure, nette que j'imagine avoir franchi les dunes et le désert envahit l'habitacle. le soleil est bleu et la main rousse comme du sable qui s'éveille. je m'arrête, je respire le temps vaincu. l'instrumentiste s'asseoit sur la margelle du jour. il ouvre la porte, désenchaîne la sensation de vivre. il joue, je suis seule au monde ou alors le monde est seul "de moi". l'étrange caravane se met en route et je décide de mettre mon pas dans les traces éphémères.