poematique expiraTOIre
ne pas s'éteindre mais surveiller la lumière, la brindille de soleil qui longe la main.
garder l'âme ouverte et ses cils de désir.
je te vois, dans l'ambre sépia de ma couche, vaisseau embarqué dans les fuseaux horaires. je vois ton souffle qui échoue lentement sur le cou.
sans cesse je te marche, t'avance, te trouve presque. c'est l'amour qui veut ça. devenir un pas renouvelé, pour me coudre à un peu de chaleur.
ne pas s'éteindre, mettre sous boisseaux, tuyaux de ciel emboîtés dans les vertèbres.
regarder encore, vigile de flamme.
sans cesse je te dors, t' affiche à mes naufrages.
la nuit ressemble à un homme allongé dans le temps.
à l'oubli l'offrande de la substance.
plus tu prends terre, je deviens eau. ailleurs.
je me dévide ici dans cette transfusion d'anges qui jamais rien ne perd.
ne pas s'éteindre, espérance frileuse. la fin de la lampe donne jour à l'obscur, la mort noire rejetera l'aube à chaque plage.