poematique expiraTOIre
je travaille le moment, ni le lien ni l'espace.
ainsi reprendre l'aube repasser le midi
revivre l'abandon remettre la colère refaire le mur retendre le désir
reprendre retraduire
redire
chaque facette du moment. le temps est mon seul voyage-déplacement.
ainsi replacer l'instant.
tout empiler, par fraction de jour, les aubes sans fin, les soirs sans fin.
parfois y retrouver juste une heure, parfois la glace intérieure aux multiples variations. des sentiments même qui sait.
tout et rien ...
je construis des pylônes dans le temps imparti, mieux des érections du temps, qui est lumière.
il y a des temps mesurés par l'absence de la lumière, a contrario, par défaut, (la nui) et puis du temps visible surgi comme une évidence du fait des autres dimensions.(le jour)
je joue aux cubes avec mes mots à construire les piliers d'un édifice. plus je vivrai plus ce sera haut .
j'estime les niveaux et j'égalise. je sculpte du temps parce que c'est le défi, le prochain palier de progression du monde.
l'art de notre époque constate les bases, le large le long le haut, le concept social, comme on vérifie ses bagages. état des lieux.
alors, ai-je d'autre choix que de parler du temps, comme d'autres bien sûr, qui comme moi se préoccupent de l'instant étrange et à la fois le même , -juste une étincelle- , et multidimensionnel - tous les possibles à explorer.