poematique expiraTOIre
je me sens comme un voyage égaré dans une consigne céleste
un insecte grésillant tentant de franchir obstiné une transparence figée
sans attache
objet volant sans identité
racines agrippées à des vasques de nuages
le sol me manque et dans ce transport sans cesse je sème le chaos des rapides du vent
ces pas légers sans conséquence sans trace au cœur de la terre
l’empreinte à peine des papillons
ou cet élan en toile de parachute des fenaisons
je n’ai aucun lest pour alourdir le vol
aucun ballast pour ancrer les errances
pas vue pas prise
et chaque baiser est un frôlement volage jeté sur les doigts de l’adieu.