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poematique expiraTOIre

de nos grandes vertus...

 

 

 

 Grande confusion  générale. Par souci de franchise, -moi je dis tout ce que je pense et ce n’est pas la plus mince de mes vertus- il est fréquent qu’on s’autorise à  mettre en place un saccage en règle.  A partir d’un fait simple, banal et naturellement sujet à désaccord,- forcément-, on procède au déballage total.  Le fait n’est rien en lui-même, il sera bien vite oublié. Une anecdote,  une petite éruption sur le courant normal des affaires, mais il met en scène  soudainement  un joli prétexte  et des plus utiles à poser son acte libérateur de franchise. L’affaire servira  certainement avec efficacité à imposer et  démontrer  ce qui est en soi et qui bouillonne. L’autre a failli : il s’est permis de ne pas être d’accord,  il ne veut plus, il a mal agi ou n’a pas agi… ? Quel que soit le prétexte, tout peut être bon. Il va donc en prendre pour son grade !  Très vite, les chiens sont lâchés. On va  avec cette belle armure de la franche honnêteté :  dire et puis  asséner .  C’est d’estoc  et de taille.  Naturellement le débat ne se porte en aucun cas sur le fait, il perd même de sa temporalité ( - de quoi`de quand on parle?) ; il va droit au vrai but,  soit la personne toute entière...  Les vertus n’existent plus. L’autre est passé au tamis.. Ne reste plus en fait qu’à ramasser les trésors de « bonté » qui demeurent après la belle tornade blanche de la franchise : hypocrisie, maladie mentale, agressivité, auto suffisance,  jalousie, mesquinerie, colère, susceptibilité   et autres joyeusetés qui font notre humanité…Tout peut arriver et beaucoup d’autres choses encore mais qui transpirent à travers ce que l’on exprime de soi et sa façon de voir les choses.  

La franchise n’est pas être sincère.  La sincérité demande, implique le respect de soi et une intégrité qui sait prendre la mesure de sa petitesse aussi. On mesure ce que l’on va dire, on en estime les vraies conséquences. Les mots que l’on dit ou écrit figent dans le cœur des éclats bombardiers. Ils marquent la chair, l’esprit et puis l’être profond. Ils n’ont de constructifs qu’une apparence car ils portent non pas sur ce qui est matière à changement-  soit les actes les faits les manières. Ils attentent   en réalité à cette masse de qualités et de défauts qui forment la structure de nos gestes, notre être.

La franchise dans ce qu’elle a de plus malsain laisse aussi entrevoir cette prise de pouvoir  sur l’autre qu’on trouve en fait si souvent dans nos comportements relationnels. Parents enfants amours couple travail….  Au nom de quelque chose qu’on croit faire autorité, son expérience, sa vie, sa spiritualité, son amitié, ses redevances- que sais-je encore ?- on ose établir  des vérités et se poser en jalon pour un meilleur.

il faut bien souvent savoir se taire. et si ironique de devoir le dire quand on réclame le silence

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