poematique expiraTOIre
Nos derniers échanges me bloquent un peu.
De nombreux sujets d’écrire se sont refermés comme on ferme des placards.
L’amour a été le plus douloureux. Sujet dans lequel je pataugeais il fallait passer à autre chose. Les illusions la tristesse aussi. Petit à petit..passer à autre chose. Passer vers un monde que je ne fréquente pas, pas assez pour avoir à en dire des choses…Je ne sais pas décrypter cette joie dont on dit que c’est la vie, si belle , si normale si ... toujours parfaite quoi, de petits gestes en éblouissements ordinaires. Mais avec moi, c’est apprendre à un chien battu à japper la gamme.
Je suis négative, plaintive, geignarde, jamais contente. C’est ainsi qu'on m’a formée. Je suis passée de l’innocence enfantine à des campements instables. On ne m’a pas construite on m’a détruite de fait, à coups de mots et surtout de silences.
Je ne sais à quoi me raccrocher car ce qui devrait être un temps calme et serein, celui de comprendre simplement, d’assumer , d’intégrer est sans aucun moyen effectif de gagner mon espace. Je n’ai pas le levier pour passer à autre chose.
J’ai déjà trop exprimé cette douleur de savoir que ni amour ni joie ne sont dans ma vie.
Tes mots hurlés éclairent mon écriture sur ces aspects litaniques et mornes.
Elle ennuie et n’apporte rien. Tandis que d’autres sauraient apporter humour et émerveillement. Et j’aimerais tant en être aussi capable!
Ces temps, je peine beaucoup à écrire.
L’amour est un chantier bloqué, l’amitié je ne sais pas la pratiquer, et la tristesse est si lourde..alors que dire.. ?
Je ne sais pas si j’aurai le courage de fermer définitivement cette porte et de passer à autre chose.
Les conditions actuelles ne sont pas favorables. J’étouffe dans le quotidien, manque de force ou plutôt de projet différent. j'aurais peut-être pu être un écrivain, mais en fait il ne suffit pas de savoir manier les mots. il faut avoir à dire la vie.