poematique expiraTOIre
j'aurais aimé votre amour
j'en aurais fait des boucles
des cheveux
de l'ombre d'église
des fruits d'oiseaux dans le coude où je dors
une rivière habitant la fontaine
je l'aurais malaxé touché à n'en jamais cesser
humé fumé mâché
je m'en serais piqué jusqu'au sang
j'aurais perdu tout mon souffle à en suivre la course
j'aurais aimé votre amour
sa couleur entre des pots- aux -roses
et sa clique affolée dans les rues du soleil
j'aurais parlé
dit
été
j'aurais aimé
et tout je crois alors
tout aurait hurlé de vivre.