poematique expiraTOIre
patine crème le temps
entrelacs de mains et lignes de magnésie, coke frénétique à blanchir les nuits et les malentendus
plein régime d’efforts pour cajoler nos chaux vives, nos précipités de banquise à la fonte
ça urge sur les brûlures
les bécarres de parole l'allitération déboisée de nous
de nous, site remarquable à l'inventaire de l'amour
têtue saison
le vent tient au gel au-dessus de la tête jamais il ne chanterait plus bas pour une harpe de cheveux ni ne soudoierait quelques rousseurs pour me faire un feu
il campe sur des étendues, dispersées mémoires droit debout à fêler des chapeaux et des claques
et me casse à la première buée qui passe
têtue saison
le vent est le dernier dehors tandis qu'en moi comme au contour d'un bouleau il déchire des chemins et fracasse les gongs et les battées
têtue saison
cet amour dans vos mailles
couche d'oiseau à la chaîne
j'ai le temps à user
longue nuit à la lime
avec son libellé de rouille sur les doigts
l'hiver couvera les bateaux des fontes glacières
ou alors ses passagers
garde-moi
même vide et sage dans le nid des aciers
la lumière déjà se dénude
striptease aux hanches d'hermine
extraits recueil