poematique expiraTOIre
soif du tonnerre du monde
colossale à boire des robinets
et des barriques de vent
de ventre et de derrière la langue là où quelques mots se frittent encore sur la glotte
à téter les fontaines et le doigt de la lune
une sans fond
une des lies de la nuit ce trafic de hasard
qu'il fait vite saoul
qu'il faut calmer ce lapement de chienne après la chasse
et que s'hydrate le cri sec et blanc de la trouille.